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mission impossible 6

  • AVEC AUDIENS A VANVES, UN PETIT GOUT DE CANNES FRANCILIEN

    L’ouverture du festival de Cannes hier,  qui passe presque inaperçu ses jours-ci à cause de l’investiture du nouveau chef de l’Etat, de la nomination du premier ministre et du gouvernement, de la campagne législative, est l’occasion de rappeler le rôle d’une entreprise située à Vanves dans l’îlot du métro : Audiens. Tout simplement parce qu’un rendez-vous annuel traditionnel régional s’est déroulé voilà  presque un mois : La présentation avec la  Commission du Film de la Région Ile de France de  l’étude de l’observatoire de la production audiovisuelle  et cinématographique effectué chaque année. Cette étude est réalisée depuis 12 ans grâce à données issues de la base statistique d’Audiens qui  « concrétise son rôle d’opérateur de référence en matière d’expertise sociale, au service des professions qu’il protège. Nous sommes plus que jamais aux côtés de ceux qui font rayonner la création française » expliquait  Patrick Bézier, son Directeur général

    Cette étude indique que l’IDF compte 5100 entreprises dans ce secteur, dont 1800 spécialisées dans la production de films et de programmes pour la TV, 1240 dans la production de films institutionnels et publicitaires, 1500 dans la production cinématographiques, 540 dans la post-production. 109 000 intermittents soit 16 800 emplois à temps plein (ETP) et 13 400 salariés en CDI, soit 10 800 EPT sont employés par ses entreprises dont 41% utilisent uniquement des intermittents, 20% au moins 1 ETP, 16% 1 à 2 ETP, 1% 50 ETP et plus. Ce qui représente une masse salariale de 910 M€ pour les intermittents et de 539 M€ pour les CDI.

     2015 marque le retour de la croissance de l’emploi qui s’installe durablement en Région parisienne dans ce secteur innovant et dynamique. Elle est principalement dû à la reprise des investissements dans le cinéma français (+ 28 %) et à la relocalisation significative des tournages de films français (+7%) et de la production audiovisuelle (+30% des semaines de tournage), notamment pour les productions à gros budget supérieur à 10 M€  (« Chocolat » de Roschdy Zem, « Au revoir là haut » d’Albert Dupontel ; « Le petit spirou » de Nicolas Bay »), avec la production hors norme de Luc Besson « Valérian et la cité des Milles Planétes » avec 75 M€ de dépenses, 100 jours de tournages et 450 emplois.L’effet conjugué du crédit d’impôt et du fonds de soutien de la Région Ile de France se font sentir , même si le taux de délocalisation reste important pour les tournages français (36 % de la production).

    L’autre effet qui se fait sentir, est le retour des  productions étrangères multipliées par 3 grâce au passage de 20 à 30 % du crédit d’impôt international (environ 150 M€) ; et  des tournages étrangers en IDF : « Befikre » d’Aditya Chopra avec 6 M€ de dépenses en France pour 55 jours de tournage ; « 50 Shades Freed » de James Foley dont l’équipe s’est installée quelques jours en Juillet 2016 à l’opéra Garnier et au Louve ; «Jackie » de Pablo Larrain tourné en grande partie dans les studios de Paris de la cité du Cinéma et dont les effets visuels ont été fabriqués par la société Digital District. Le meilleur exemple n’est il pas les 35 jours du tournage du Mission Impossible 6 qui a engendré plus de 35 M€ de dépenses et l’embauche de 300 techniciens français. Ainsi la ville de Paris a annoncé une hausse de 15% des tournages pour le premier trimestre 2017 après une année 2016 déjà florissante (+30%  par rapport à 2015)

    Enfin, l’animation française poursuit son développement grâce notamment à l’accueil de productions internationales entièrement fabriquées en le de France. Au-delà de l’exemple bien connu de Illumination Mac Guff, qui continue à voir croître le nombre de ses effectifs, d’autres sociétés comme Mikros Image, Cube Creative ou TeamTO fabriquent régulièrement des productions d’animation pour le compte de donneurs d’ordre étrangers. La hausse de la production de séries TV n’est pas non plus étrangère à cette dynamique de croissance avec le tournage sur le territoire francilien de séries ambitieuses (« Le Bureau des Légendes » et « Versailles ») dont la récurrence a permis de renforcer l’activité des plateaux de tournage.