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ecole du centre

  • DU BANQUET AU REPAS DU NOUVEL AN, VANVES PRIVILEGIE SES RESTAURANTS

    Aujourd’hui c’est jour de fête pour les seniors de Vanves. Ils sont invités pour le déjeuner de la nouvelle année par la municipalité de Vanves  dans des restaurants de la communes, La Maison, l’Hôtel Mercure, La Girafe, Le Petit Vanves les 18 et 24 Janvier, le Mama Shelter Paris West aujourd’hui, les Délices de l’Himalaya et  la Villa le 24 janvier.

    Parmi les menus proposés : Foie gras maison en entrée et pintade farcie aux figues à la Girafe, Velouté de butternut, foie gras et croûton de pain d’épices en entrée avec un dôme glacé vanille comme mystére  au dessert à La maison. CE sera un grand Saint Honoré à Mama Schelter. Aux Délices de l’Himalaya, samosa de légumes  (feuilleté de pomme de terre farci avec petits pois, carottes, noixde cajou aux épices) et un Agneau royal Jalfazi. A la Villa : Salade de légumes et de fruitsau foie gras avec au choix ensuite ente pate à la créme de trufes et jambon italien, ou pâte au saumon fumé créme ce citron

    C’est la nouvelle formule depuis la crise sanitaire et le confinement, qu’a choisi la municipalité pour le repas du nouvel an offert aux senior qui permet de faire travailler des restaurateurs vanvéens, ce qui est une bonne idée en soi, car la mairie fait appel à des commerçants de Vanves. Certains vanvéens regrettent les grands banquets  qui se déroulaient dans une grande salle d’un restaurant où ils se retrouvaient entre amis autour d’une grande table de huit ou de dix, avec entre 800 et 900 convives amenés en car depuis l’hôtel de ville.

    Occasion de revenir sur l’histoire de ce rendez-vous annuel grâce à la précieuse aide du Service des Archives de la Mairie.  Ainsi ces banquets du nouvel an, ont changé de lieu avec des menus qui se sont allégés au fil des années : D’après les délibérations de la commission administrative du bureau d’aide sociale (BAS), le premier repas de nouvel an offert par la municipalité aux seniors remonte le 12 janvier 1969 dans le préau de l’école des filles du Centre, du temps d’André Roche. Au menu : Truites, paté en croûte, filet de bœuf sauce madére avec des haricots verts, fromage, salade, fruits et galette des rois avecun verre de Vouvray.

    Il a ensuite été organisé dans le préau du collège Louis Dardenne, le 5 Janvier 1972 avec des huîtres en entrée, et un spectacle donné par le groupe folklorique « Les Fauvettes ». Mais comme le préau du collége Louis Dardenne était devenu trop exigu, le BAS  décida de l’organiser le 5 Janvier 1975, au palais des Congrès et que « le repas sera préparé par les soins de l’établissement » avec saumon fumé, côté de bœuf avec pommes dauphine, fromages, bombe glacée, galette des Rois, et un spectacle donné par André Dassary.

    Ainsi ce banquet du nouvel an se déroula jusqu’en 1983 dans l’ancien Hall 5 du parc  des exposition du temps d’André Roche  (1965- 1980) et de Gérard Orillard (1980-1991) avant qu’il ne soit complétement rénové. Avec, une fois à l’hôtel Sofitel Sévres, en 1984, qui a disparu aujourd’hui, à côté de l’Aquaboulavard, reconnaissable à ces ascenseurs extérieurs.

    Didier Morin alors Adjoint au Maire aidé du Sécrétaire Général de Mairie Serge Beauville, avait réussi à décider le maire Orillard à ce qu’il se déroule à l’hôtel Méridien à la Porte Maillot à partir de 1987 jusqu’en 1995. Mais au fil des années, ils étaient devenus décevants dans cette grande salle au sous-sol avec des menus pas du tout gastronomiques. Certains se souviennent même d’un plat de poissons douteux servis à cette occasion. 

    Heureusement, grâce à un vanvéen, Dominique Ambert qui avait obtenu la concession du Pavillon Dauphine (sur la photo) à l’orée du bois de Boulogne, Guy Janvier (1995- 2001) a commencé à les organiser en 1996. Son successeur Bernard Gauducheau en 2001, a poursuivi, dans les salles de réception et de restauration de ce haut lieu parisien où les menus étaient alléchants  comme en ce 11 Janvier 2009 : médaillon de foie gras avec sa mousse verte en gelé et sa brioche tiéde, suprême de dorade royal sauce champagne avec légumes et pommes roties au thym, brie de Meaux, opéra chocolat, café, créme anglaise, le tout arrosé de Muscadet et de Bordeaux avec le verre de champagne. Mais voilà, ce fut la dernière année, où traditionnellement, ce banquet se terminait par la galette des rois à la fin de cet après-midi, avec le verre de champagne. A l’époque ces banquets se déroulaient début Janvier, généralement le dimanche de l’Epiphanie. Maintenant c’est durant la derniére quinzaine de Janvier.

    En 2015, la mairie a dû changer de décor quittant le Pavillon Dauphine pour le restaurant Les Esseulières à Villejuif,  un restaurant très désign, « style Beaubourg », où  les 850 vanvéens étaient rassemblés dans une très grande salle au lieu de trois. Autre changement notoire : Pas de disc jokey comme au Pavillon Dauphine, mais un véritable orchestre avec, pour cette première, sa chanteuse et ses deux danseuses style Lido…. Jusqu’en 2021 et 2022 où les banquets du nouvel an n’ont pas pu se dérouler à cause de la crise sanitaire. Et puis le choix en 2023 de les organiser dans les restaurants vanvéens

  • CENTENAIRE DE LA GUERRE 1914-18 A VANVES : 38 – LE SOULAGEMENT APRES 52 MOIS DE GUERRE

    Tout a été raconté sur ce 11 novembre 1918 où  l’armistice de 1918 a été signée à 5 h 15, après 3 jours d’âpres négociations à bord du wagon stationné dans la forêt de Compiégne. La ministre vanvéenne Sophie Cluzel a confiée lors de l’inauguration de l’exposition « Regards croisés sur 1914-1918 » à la Palestre, lundi soir,  que son arrière grand pére, général, avait été chargé par Foch d’accueillir les plénipotentiaires et écrit que « cette mission avait été le plus beau jour de sa vie ». Gérard Courtois a écrit, durant l’été dernier dans Le Monde, une série de six articles passionnants consacré au dernier jour (du 17 au 22 Juillet 2018) et que rappelle bien sûr cette exposition inaugurée Lundi soir à la Palestre.

    Le Blog Vanves Au Quotidien a rappelé au fil de l’actualité, tous les événements qui se sont déroulés voilà cent ans, à Vanves et à Paris,  à l’occasion des célébrations du centenaire de la « der des der », depuis maintenant de quatre ans. Il va continuer à le faire cette semaine (et peut être plus tard sur les lendemains de cette grande guerre) car contrairement à ce que l’on pense, alors que les conflits cessent en Europe de l’Ouest dès le 11 novembre 1918, ils se poursuivent à l’Est et au Proche-Orient jusqu’en 1923. DE la Russie à l’Empire ottoman, dans un contexte de dissolution des quatre grands empires, une très intéressante exposition se déroule actuellement au Musée des Armées situé aux Invalides, jusqu’au 20 Janvier 2019 : «A l’Est la guerre sans fin »qui aborde cette période méconnue de l’Histoire, occultée par l’Armistice,  faite de révolutions, de guerres civiles, d’importantes modifications des frontières et de créations de nouveaux États entre 1918 et 1923

    11H00, ce lundi 11 novembre 1918. Un clairon, puis des milliers sonnent le cessez-le-feu. Au front, les soldats sortent encore incrédules des tranchées où ils vivent depuis quatre ans. A l'arrière, des dizaines de milliers de cloches battent à toute volée. Moins de six heures plus tôt à 5h20, la délégation allemande a accepté l'armistice des Alliés dans le wagon de Foch à Rethondes. Clemenceau qui était dans son appartement rue Franklin était prévenu à 6H par son conseiller militaire Henri Mordacq : «Je trouvai le président dans sa chambre, éveillé et levé. Il n’avait pas dû dormir beaucoup car lui aussi se demandait si, décidemment cette fois, c’était bien la fin du long cauchemar. Dés que je le lui eu annoncé la bonne nouvelle, il me prit dans ses bras et m’y serra longtemps. Nous restâmes ainsi plusieurs minutes sans pouvoir parler » raconte-t-il  dans son livre « l’armistice du 11 Novembre 1918 » (Plon 1937).  «Monsieur le Président, la grande œuvre est enfin accomplie. Elle fut surhumaine et la France, je l’espére, saura reconnaitre tout ce qu’elle vous doit ! » lui dit il « Oui, à moi, et à d’autres ! » répond il. « Cette victoire est l’œuvre de tous. Chacun aux postes les plus élevés comme aux plus humbles, a fait son devoir » dira-t-il plus tard dans la journée.

    « Paris bruisse d’une fiévre encore contenue. Dans les rues, on se sourit, on questionne, on se presse à l’entrée des grands quotidiens. Et soudain, à 11H, Paris chavire, lorsque tonne le premier des 1200 coups de canon que Clemenceau a ordonné de tirer pour saluer la victoire. Le gros bourdon de Notre Dame se met en branle. Les cloches de toutes les églises sonnent à la volée. Les sirènes des pompiers et des usines se joignent à l’immense clameur. Bientôt tout Paris est dans la rue, et la banlieue est dans Paris. Places et boulevards sont envahis » décrit Gérard Courtois. « C’est un véritable délire !... La Marseillaise a plané sur Paris infatigable »rapporte le Figaro de l’époque « La foule savait qu’elle ne verrait rien de sa joie. On se laissait aller au hasard des remous populaire. Chacun avait besoin de dépenser son allégresse »ajoutait l’Illustration.

    Dans « Paroles Vanvéennes » (Edt du Bout de la rue) Jean Aveneau  (†) témoignait : «J’étais à l’école du Centre. Les gens ont crié que c’était l’armistice. On est monté sur les tables avec nos galoches. C’était l’allégresse, la joie de retrouver nos péres partis au casse-pipe depuis 4 ans dans les tranchées ». Son pére, tambour de la ville (sur la photo devant l’hôtel de ville présenté sur un des panneaux de l'exposition vanvéenne) avait été envoyé sur le front des Flandres et sa mére  était la gardienne de l’hôtel de ville où il a vécut ses années d’enfance avec son frére Roger  (†) qui a été conseiller général de Vanves (1980-1998). Il se souvenait notamment de ce capitaine Brochet qui venait chercher du lait à la Mairie, le prenait sur ses genoux et lui apprit la célébre « La madelon »

    A Suivre...