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vanvesauquotidien - Page 2067

  • 12 116 MAIRES GROGNONS AUX PORTES DE VANVES

    Jamais Congrés des Maires ne fut aussi politique ! Jamais il n’a réuni autant de maires, 11 116 ! Jamais ils ne furent aussi assidus aux grandes et réactifs aux grands tables rondes consacrés notamment Mercredi aux réformes territoriales et de la taxe professionnelle à laquelle Bernard Gauducheau, maire de Vanves a participé.

     

    ON MET LA CHARRUE AVANT LES BŒUFS !

     

    La grande salle de 4000 places aménagés dans le grand hall 4 du parc des Expositions était pleine à craquer. Notamment lors de l’Assemblée Générale et de la séance inaugurale de mardi après-midi suivi par plus de 7000 Maires avec le premier ministre et 21 membres du gouvernement qui se sont fait siffler à leur arrivée sur la tribune.  Certains criaient : « où est Sarko ! ». Peut être que le terrain avait été préparé… à gauche, mais pas autant qu’on pouvait le penser à droite. « On sait bien de quel côté se trouve la salle » s’est exclamé JF Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée et maire de Meaux. « Ce sont des maires de France dans leur diversité » a aussitôt répliqué le maire de Chalons sur Saöne. Il suffisait d’écouter les questions et les réactions des maires durant les débats sur le théme : « Touche pas à ma commune ». Une bonne dizaine tentaient de faire signer une pétition réclamant le retrait de la réforme territoriale à l’entrée du Congrès avec une banderole : « Pour sauver nos 36 686 communes ». D’autres élus PS distribuaient des auto-collants « Territoires en danger ». Beaucoup s’exprimaient devant les médias venus en nombre suivre cette séance inaugurale, plus sur la méthode qui suscitait « l’incompréhénsion » que sur le fond.  Anne Hidalgo, 1ére adjointe PS de Paris, bien connue à Vanves, expliquait « quand des maires de droite et de gauche expliquent que le pacte républicain est en danger, il faut les écouter ! »  Un maire adjoint UMP de Chaville,  gêné aux entournures, ajoutait : « C’est toujours affreux de se voir serrer la ceinture, même si cela obligera à faire attention aux dépenses ».  Une des vice présidentes de l’AMF expliquait que « la réforme n’est pas traitée dans le bon ordre. La suppression de la TP vient télescoper la réforme territoriale alors que la classification des compétences ne fera pas l’objet de discussion avant fin 2010, voire 2011. On met la charrue avant les bœufs ».

     

    UNE TENSION PALPABLE

    Il est vrai que la tension était palpable dés mardi matin, le discours du secrétaire général André Laignel  (PS) ayant préparé le terrain, chauffé à blanc, grâce  à quelques bonnes formules, sur « le dénigrement qui nous excède » avec mise en cause du nombre d’élus, de leur gestion, des coûts de fonctionnement,  jugés trop dépensiers et coupable de déficits, sur « l’opacité » la réforme de la fiscalité locale – « Le président avait prévu un Grenelle de la fiscalité locale, c’est devenu un Waterloo des finances publics » - et de la TP « qui n’est pas acceptable ». Jacques Pelissard, président de l’AMF (Association des Maires de France), entouré par l’ensemble du Bureau de l’AMF constatait alors que le rapport  de son secrétaire général « s’était transformé en discours engagé », lorsqu’il fut très longuement applaudi par une assemblée debout, certains s’exclamant : « Bravo dédé ». Ce qui l’a amené à appeler « avec solennité » ses collègues « maires républicains » de toutes couleurs « à accueillir le Premier Ministre avec respect »,  en ajoutant « la démocratie est d’écouter quel que soit l’interlocuteur ». Malheureusement pour lui,  Bertrand Delanoë dans ses mots d’accueils du Maire de Paris n’a rien arrangé : « Nous sommes en première ligne en des temps de crise pour des choses ingrates car les citoyens  se retournent vers nous. Qu’on nous prenne pour ce que nous sommes ! pas des élus fainéants, pas à se gauberger d’indemnités. On le fait par conviction, pour servir, pour créer de la cohésion dans la société. On préfère les critiques de nos concitoyens mais pas les propos condescendants sur notre manque de sérieux en matière budgétaire ».

     

    « LAISSEZ MOI POURSUIVRE… »

    François Fillon a tenté de faire baisser la tension en répondant aux préoccupations pendant prés d’une heure, en appelant quelquefois au calme « laissez moi poursuivre mon développement. Comme j’ai écouté votre association ! », en s’appuyant sur son expérience de maire, en faisant assaut de détails techniques, au risque d’ennuyer son auditoire qui réagissait tout de même, même si certains avaient pris le parti de quitter la salle. Il a ainsi expliqué à propos de la suppression de la TP que « c’est pour alléger les charges des entreprises et restaurer leur compétitivité » et que « la violence de la crise économique et l’exacerbation de la concurrence internationale justifie sa mise en oeuvre immédiate ». Christine Lagarde, ministre de l’Economie, en entrant plus dans les détails, le lendemain,  n’a pas dit autre chose durant la table ronde consacrée à la suppression de la TP : « L’objectif de la réforme est économique : développer l’emploi, éviter les délocalisations ». Philippe Laurent, Maire de sceaux lui  répondait « qu’en aucun cas, ce qui est en train fait autour de la TP ne peut être considéré comme une vraie réforme : C’est d’abord une aide aux entreprises – dont rien ne permet d’affirmer la réelle pertinence par ailleurs – ce n’est pas la construction d’un système de financement pérenne et responsabilisant de l’action publique locale ». 

     

    « IL EST IMPORTANT D’AVANCER ENSEMBLE »

    Et les ministres qui se sont succédés dans les différentes tables rondes n’ont pas changé de message dans une ambiance plus calme Mercredi et Jeudi, malgré quelques bronca. Preuve s’il en était besoin que tout dans ces réformes dépendait plus de la méthode que du fond. Car tous ceux qui ont parlé d’intercommunalités, de métropoles, de finances locales etc… qu’ils soient maires, présidents d’intercommunalité, parlementaires et présidents ou rapporteurs de commissions  ont reconnus qu’ils avançaient sur le fonds même si c’était difficile, avec des ouvertures côté gouvernement. J Pélissard l’a bien exprimé à travers ses différentes interventions : « On demande aux maires de s’inscrire dans le plan de relance et on leur rogne les ailes en amputant leurs ressources ». Il a salué le courage du gouvernement pour s’être attaqué à la réforme « extrêmement complexe de l’intercommunalité » tout en soulignant que « les élus n’avaient pas de vision globale de la future architecture territoriale proposée ». Il ne saurait être question d’accepter que  « les communes passent sous la coupe de structures suzeraines », pas plus que « l’Etat se substitue à la libre volonté des élus pour redessiner la carte de l’intercommunalité » a-t-il expliqué… en se félicitant de ses 11709 participants : « Ce qui prouve l’attractivité de l’AMF. Nous sommes mobilisés pour influencer l’AMF et porter nos convictions. Il est important d’avancer ensemble ».

     

    Voilà ce qui s’est passé cette semaine aux portes de Vanves pendant 3 jours sur des questions qui concernent de très prés notre commune et nos élus que Vanves Au Quotidien aura l’occasion de solliciter pour connaître leur avis.

  • DROITS DE L’ENFANT : LE SENATEUR DE VANVES EN PREMIERE LIGNE

    Vanves célébrera le Samedi 20 Novembre le 20éme anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant  avec une conférence sur les droit à la scolarité et à l’éducation de SAIS 92 à la Mairie (10H), Le vernissage de l’exposition « droits au cœur », la restitution des ateliers menées en classe à la mairie (12H), et le village des droits de l’enfant dans le square de la Mairie de 10H à 16H avec de nombreuses animations (Coin des grands, coin des enfaznts, espace de lectures et de contes etc…).

    Vanves Au Quotidien a rencontré Isabelle Debré, Sénateur des Hauts de Seine qui est en première ligne de ce combat avec l’association l’Enfant Bleu. Elle a présidée, hier, une table ronde sur le thème La prise en considération de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant en France par les parlementaires, le gouvernement et sa perception par le grand public, dans le cadre d'un colloque de l'Unicef  qui s’est tenu dans les locaux de Sciences Po à Paris. Elle nous éclaire sur ce combat

     

    ISABELLE DEBRE : « L’enfant est l’avenir de notre société ! »

     

    Vanves Au Quotidien - Pourquoi vous êtes vous battue très tôt pour défendre les droits de l’enfant ?

    Isabelle Debré : «  La défense des plus fragiles est pour moi une évidence. Les enfants sont vulnérables et donc sous la responsabilité de nous autres adultes.

     

    VAQ-  Et surtout ceux qui sont maltraités, au sein de l’association l’Enfant Bleu ?

    I.D. : «  L’enfant est l’avenir de notre société. Comment peut-on construire une société harmonieuse si les enfants en sont exclus d’une manière ou d’une autre ? Pour moi, la violence physique ou morale à l’égard des enfants est un acte criminel, d’autant plus criminel quand celle-ci est le fait de leurs propres parents. Agir pour faire reculer ce fléau devrait tous nous mobiliser.

     

    VAQ - Comment ce fléau se traduit-il ?

    I.D. : «  Nous sommes confrontés à toutes les formes de violence au sein de l’association : violence psychologique, agressions physiques, agressions sexuelles, inceste... Nous aidons les enfants à se reconstruire ; c’est évidemment très progressif car il faut non seulement regagner leur confiance mais également leur redonner confiance en eux.

     

    VAQ - Que fait exactement cette association d’une manière concrète pour le contrer ?

    I.D. : «  Nous intervenons tout d’abord à titre préventif dans les établissements scolaires pour informer et pour prévenir les violences faites aux enfants, avec le soutien d’une de nos psychologues clinicienne et de notre juriste. L’association vient d’ailleurs d’obtenir l’agrément de l’Académie de Paris pour travailler avec les équipes éducatives dans les établissements scolaires de la capitale. Nous assurons par ailleurs un suivi psychologique et un accompagnement très pointu des victimes de maltraitance, que celles-ci soient des enfants ou des adultes ayant eux-mêmes subi des violences durant leur enfance.

     

    VAQ -  Avec quels résultats ? 

    I.D. : «  Je crois pouvoir dire que les résultats sont encourageants. Traiter la violence faite aux enfants exige une méthodologie particulière. Il faut aider la petite victime à surmonter ses angoisses, à reprendre goût aux autres et à la vie. J’ai pour habitude de dire qu’on ne peut vivre avec une plaie mais on peut vivre avec une cicatrice qui demeurera à jamais présente. Notre but est d’éviter que l’enfant ne reproduise plus tard les actes qu’il a lui-même subis.

     

    VAQ - Avez-vous agi dans ce domaine au Sénat ? Sur quelles questions ?

    I.D. : «  Sur la question de l’inceste précisément. Le Sénat a examiné très récemment une proposition de loi de la députée Marie-Louise Fort dont l’objet était d’inscrire l’inceste dans le code pénal et de mieux le prévenir. Je suis intervenue dans les débats et déposé un amendement destiné à préciser la notion de contrainte. Je souhaitais en effet que la contrainte soit considérée comme étant caractérisée en cas d’inceste, un enfant ne s’opposant pas systématiquement à son agresseur, a fortiori s’il est un membre de sa famille.

    Mon amendement n’a pas été voté  mais j’ai obtenu du ministre de la justice Michèle Alliot Marie des engagements sur la rédaction d’une circulaire qui serait très explicite sur ce sujet. En revanche, je me réjouis que l’inceste soit désormais inscrit dans notre code pénal. Nous sommes ici dans l’ordre du symbolique mais les victimes avaient besoin que l’on définisse plus précisément les violences qu’elles avaient subies et que le code pénal français nommait simplement « agressions sexuelles ».

     

    VAQ - Où en est-on aujourd’hui d’une manière générale sur les droits de l’enfant ?

    I.D. : « Ils progressent, j’en veux pour preuve le rapport récent du comité des droits de l’enfant de l’UNICEF, qui considère comme positive l’action de la France pour renforcer la protection et les droits des enfants.

     

    VAQ -  Que pensez-vous d’une action comme celle de Vanves le 21 Novembre prochain ?

    I.D. : «  C’est important de marquer de manière un peu plus officielle le 20ème anniversaire de la convention internationale des droits de l’enfant. La ville de Vanves a pris des engagements forts, qui lui ont valu de se voir décerner le label « Ville Amie des Enfants » par l’UNICEF.

     

    VAQ - Ne vous a-t-on pas oubliée ou plutôt votre action en la matière dans le Vanves Infos de Novembre ?

    I.D. : «  Je ne m’attache pas à ce genre de choses. Le plus important est d’agir. Peu importe que vous soyez ou nous sous le feu des projecteurs.

  • SOIREE SUR LES DROITS DE L'HOMME (EN DANGER) A VANVES

    La projection du film « La bataille des droits de l’homme » à l’occasion de l’AG de la LICRA de Vanves, lundi soir à Panopée,  a été édifiante pour illustrer la situation de ce combat qu’a entamé cette association depuis 80 ans avec bien d’autres sur ce théme. Une des commissions de l’ONU où les pays qui portent atteinte le plus aux droits de l’homme ont réussi à mettre le grappin dessus. Un très beau travail journalistique projeté en Avril sur Arte et qu’ont commenté ensuite les participants à cette projection-débat avec notamment Philippe Benassaya, et Monique Abecassis, présidente de la section de Vanves.

     

    Celle-ci avait auparavent présidée la 25éme assemblée générale de la section vanvéenne de la LICRA en présence d’Isabelle Debré, Bernard Gayuducheau et Guy Janvier. Occasion de commenter, comme elle fait d’habitude, l’actualité de la lutte contre le racisme et les droits de l’homme  dans le monde tout d’abord : La conférence Durban II sur les Droits de l’Homme justement qui met en cause l’Occident et remet en cause les principes de la laîcité, les effets du conflit israélo-palestinien avec Gaza… qui permettent de se poser la question : « Est-ce la fin des droits de l’homme universel ? » Ensuite en France : Une légére baisse en 2008 des actes ou des violences racistes (397) mais une nouvelle recrudescence pour le début de l’année 2009  de ses actes antisémites (573), à cause justement des aléas de l’affrontement israélo-palestinien et Gaza.

     

    Heureusement à Vanves, l’année a été riche en rencontres et en sensibilisation des jeunes notamment avec deux rencontres sur le théme de la déportation et des camps nazis, pour les collégiens de St Ex, un travail de prévention contre l’incivilité et la violence dans le sports avec deux éducateurs qui ont abordés les comportements des jeunes pendant et après les matchs. « Beaucoup sont revenus sur le coup de boule de Zidane qui a fait du mal » selon Monique Abeccasis qui a aidé 4 jeunes du lycée Michelet à réaliser un mémoire sur la violence dans le sports et la lutte menée par la LICRA

     

    Nos élus sont revenus sur la situation justement à Vanves où ils n’ont pas eu à enregistrer l’année passée des incidents ou de faits avérés ayant un lien avec le racisme ou la xénophobie comme l’indiquait Bernard Gauducheau (NC) : « Les élus y sont sensibles, car ils ne ménagent pas leuirs efforts d’encadrement, de prise en charge, de prévention… La municipalité n’a pas hésité à travailler pour l’amitié entre les peuples avec le jumelage de Vanves avec la ville israélienne de Rosh Ha’Ayin. Si nous nous en étions tenu à quelques remarques très négatives, nous n’aurions rien fait. On nous a dit qu’un geste semblable pourrait être fait avec une ville du Magrheb. En tous les cas notre volonté politique a été affirmé » a-t-il expliqué en recevant le soutien plein et entier de Guy Janvier (PS) – « derrière ce jumalage, il faut penser égalité des peuples » - et Isabelle Debré (UMP) -  « Nous travaillons ainsi à ce devoir de mémoire et d’éducation » - qui se réjouissait de cette initiative.

     

    Le maire s’est enfin félicité de voir depuis quelques mois un plus grand nombre de jeunes participer aux commémoratioons organisées par la ville : « Cela ne peut que susciter des questions de leur part sur ce qui  caractérise notre histoire ». Guy Janvier, conseiller général a rappelé de son côté la mémoire d’Etienne Razcymok qui a été à l’origine de l’édification de la stéle place de l’Insurrection voilà maintenant 10 ans. « Le plus important est de poursuivre ce combat (pour les droits de l’homme) qui n’est jamais gagné » a-t-il expliqué en se référant au film projeté, aux événements vécu de part le monde notamment au Proche-Orient, et en rendant  hommage au travail de la Licra face « à la méconnaissance (de beaucoup) sur certains sujets capitaux ». Isabelle Debré a poursuivi en insistant très rapidement sur le mot « respect » : « Se respecter est se reconnaitre », et en rappelant qu’elle fait de deux groupes au Sénat : France Israël et France Tunisie.