INTERPELLATION PERILLEUSE LE 18 OCTOBRE
« Pouvons nous savoir ce qui s'est passé hier (dimanche) rue Dardenne en fin d'après midi et en soirée? Un lien avec le contexte actuel ? » demandait une internaute sur les réseaux sociaux au lendemain des violences urbaines qui ont marqué les manifestations contre la vie chère. Un énorme dispositif policier avec la BRI (brigade de recherche d’intervention) de la préfecture de police, des pompiers de la BSPP (brigade des Sapeurs pompiers de Paris) des agents de GDF, avait été déployé et a coupé la circulation entre la rue de la république et la rue Dardenne, entre 16h à 23h. Il s’agissait d’une intervention des forces de l’ordre dans un cadre familial d’ordre privé.
La BRI avait été appelée dans les Hauts-de-Seine pour interpeller un militaire auteur de violences conjugales qui s’était retranché chez lui après avoir menacé sa compagne avec un couteau. C’est celle-ci qui avait alerté les forces de police avoir réussi à fuir avec son enfant alors que son conjoint venait de la violenter et de la menacer avec une arme blanche. Les agents se sont rendus sur place et ont trouvé le suspect sur son balcon. Il tenait des propos menaçants et était effectivement armé d’un couteau. Il aurait même escaladé les balcons de l’immeuble. Ils ont donc coupé le gaz et fait évacuer le bâtiment. Une équipe de la BRI est ensuite arrivée en renfort et a tenté de faire entendre raison au forcené. En vain. Vers 22 h, ils ont finalement pénétré dans l’appartement lors d’une intervention périlleuse. Le militaire a été interpellé et conduit à l’hôpital pour une expertise psychologique.
ATTAL FACE AUX VIOLENCES DU 17 OCTOBRE
Même s’il n’a pas pu être présent devant l’hôtel de ville de Vanves, pour ce rassemblement républicain à l’appel de l’AMF (Association des maires de France), Gabriel Attal a fait son connaître son avis en plaidant pour l’instauration d’un état d’urgence, plutôt que des couvre-feux : « ça ne va pas assez loin pour rétablir l'ordre ! » estimait le député de Vanves sur BFM TV. «Aujourd'hui les images qui circulent montrent des jeunes qui rentrent chez eux peinard, tranquilles, et font des unboxing pour montrer ce qu'ils ont pillé, en toute impunité. D'autres jeunes voient ça et se disent 'c'est facile. Il faut des images de jeunes qu'on va traquer, qu'on va chercher chez eux » jugeait il en plaidant pour la mise en place d'un état d'urgence « qui permet de prendre des mesures administratives » et en appelant à « une mobilisation exceptionnelle des forces de l'ordre sur les lieux où ces émeutes se déroulent» notamment à quelques jours d’une nouvelle manifestation le 24 octobre
Il rappelait avoir organisé une telle mobilisation en tant que Premier ministre, au moment des JO 2024. « Y'avait plus de congés, plus de repos, c'était tout le monde sur le pont pour assurer la réussite de ces Jeux olympiques. Donc c'est possible, quand on en a la volonté politique !» soulignait il en n'excluant pas de faire appel à l'armée, notamment pour remplacer les policiers et gendarmes qui « gardent les monuments qui ne sont pas particulièrement menacés en statique ». Tout en précisant ne pas confondre « les casseurs et les pilleurs avec les lycéens qui expriment des revendications », l'ancien Premier ministre a conclut : « aujourd'hui il n'y a qu'une seule ligne valable, c'est celle de la fermeté et de l'adaptation face à des menaces qui évoluent (...) La répression ce n'est pas un gros mot, la sanction elle a une valeur éducative ! »