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prieuré sainte bathilde - Page 4

  • LES SOEURS BENEDICTINES DE VANVES INAUGURENT LE TRI SELECTIF

    Les bénédictines de Vanves ont entamé, à l’occasion de premier confinement, une réflexion sur la transition écologique de leur communauté, indiquait le Blog au printemps en dernier, comme ont commencé à le faire d’autres monastéres dans un groupe de travail « monastére vert ». Ce dernier a été créé à la suite d‘une initiative de la conférence des Evêques de France qui a lancé une réflexion sur une «Eglise verte» avec un groupe de travail qui devait présenter ses réflexions à la Pentecôte, mais le confinement en décidé autrement

    La mére prieure Marie Madeleine Caseau a créé deux groupes de travail dénommée « Antenne », l’un « écolo-économie verte », et l’autre «liturgie cérémonie verte », avec des résultats tangibles depuis cet été et la Rentrée. Les idées ne manquaient pas avec quelques réalisations qui ont déjà été en place : Un chauffage qui est au gaz de ville, en maintenant une température à 19° et non 25°, et non plus au fioul, une cuve de 1000 m pour recueillir l’eau de pluie, l’installation de leds pour l’éclairage, la consommation de produits frais et naturels, comme ces poulets d’un petit producteur que leur améne tous les quinze jours une de ses proches, avec des œufs frais, ou en aménageant un petit potager…

    Ainsi depuis cet été, cinq ruches ont été installées dans leur immense parc (sur la photo) dont s’occupe une association. Depuis la Rentrée elles ont instauré le tri sélectif en y ayant consacré un budget de 700 € pour acheter une quarantaine de petites barquettes, grises pour le tout venant, jaunes pour les papiers/cartons, bleues pour le verre. Elles ont été installées partout à la cuisine, à l’office, au réfectoire, dans les blocs sanitaires. Les sœurs se sont formés grâce à des exercices pratiques et des QCM.

    C’est toute cette démarche qu’elles ont présenté voilà une quinzaine de jours, à l’occasion de leur premier « dimanche écolo » à travers des échanges, une visite, la projection d’un film et d’un diaporama. Sachant que les bénédictines s’étaient déjà mises depuis longtemps au compostage pour leurs déchets verts  - deux brouettes par jour –qu’elles déposent dans un lieu dédié au parc F.Pic grâce au feu vert de la mairie.

    D’autres dimanche écolo devraient permettre d’aborder d’autres thémes à partir de leurs expériences pratiques… si la crise sanitaire le permet à cause du confinement qui empêche, pour l’instant, les messes, les réunions, les échanges et les contacts, sauf via Internet et Zoom.  Enfin, en   ce qui concerne la liturgie verte, elles ont institué un «Lundi Lectio » tous les premiers lundi du mois entre 20H et 21H pour lire et méditer la parole de Dieu sur ce théme et à partir de l’encyclique «Laudato Si » du pape François, là aussi reporté jusqu’au déconfinement.

  • JOURNNEES EUROPEENNES DU PATRIMOINE A VANVES : UN PRIEURE DES BENEDICTINES A DECOUVRIR

    Ce weed-end est  marqué par les Journées Européennes du patrimoine.  Les dossiers de presse annonçant cet événement ont mis en avant, cette année, dans les Hauts Seine,  le Prieuré Sainte-Bathilde, monastère de la congrégation des Bénédictines de Sainte-Bathilde, qui est l’œuvre du moine-architecte Dom Bellot (1876-1944).

    Il a été érigé entre 1934 et 1936 par ce moine-arhitecte qui a véritablement créé un bâtiment d‘avant-garde avec la brique de Vaugirard, avec une chapelle à nef unique avec une charpente métallique, une toiture en fibro-ciment, un campanile à 3 cloches, un cloître fermé Moderne, il a utilisé les moyens techniques de son temps (brique, béton, charpentes métalliques) au service d’une conception qui puise sa force dans l’étude et la méditation des traditions architecturales monastiques. Son art dépouillé, rigoureux et inventif invite à voyager au cœur du mystère de la beauté et du mystère de l’âme. De là vient aussi que Dom Bellot est un maître inégalé de la disposition de la lumière.

    L’église a été consacré un 28 Mai 1949, par un futur pape :  le nonce apostolique Mgr Roncalli, futur pape Jean XXIII dont une plaque apposée à gauche de l’entrée rappelle le souvenir ainsi que les traces des doigts du futur pape sur les croix de conécration apposées dans l’édifice.  Les sœurs bénédictines étaient à l’époque prés de 75 (22 actuellement vecdes résidentes venus à Paris pour des études et des formations). Le prieuré avait été inauguré par le cardinal Verdier le 25 Mars 1936 et la chapelle a été consacrée le 28 Mai 1949 par le futur pape dans des circonstances épiques : Mgr Angelo Roncalli, avait été appelé en urgence par la supérieure de la communauté des bénédictines de Vanves, Sœur Martin, 95 ans, au caractère très trempé, pour consacrer l'église du Christ-Rédempteur. Le futur Jean XXIII avait alors accepté de remplacer au pied levé le cardinal Emmanuel Suhard, archevêque de Paris, mourant. « Mon métier préféré, c'est d'être bouche-trous » confiait alors le diplomate, trop content de s'échapper d'une nonciature où il étouffait. Il est intéressant de noter que les Amis des Monastères à Travers le Monde (AMTM) est installé dans ses lieux depuis plus de 50 ans. Cette association avait été créé en 1969 suite à l’encyclique Fidei Donum de Pie XII appelant tous les croyant sà une sorte de mobilisation générale au service de l’expansion de la foi. Cet appel fut entendu par les abbés bénédictins qui créérent le Secrétariat de l’AIM (Aide à l’implantation Monastique) ancêtre de l’AMTM , confié ) Dom Marie de Floris qui installa son siège à Vanves

    Ce dimanche est une occasion d’aller découvrir ce monastère, rencontrer ses sœurs bénédictines, découvrir leur parc où elles viennent d’installer cinq rûches. C’est le premier résultat d’une réflexion sur la transition écologique de leur communauté ,qu’elles ont commencé à faire comme dans d’autres monastères avec un groupe de travail « monastére vert » créé à la suite d‘une initiative de la conférence des Evêques de France qui a lancé une réflexion sur une «Eglise verte». Les soeurs bénédictins ont programmé tout ce trimestre des dimanches écolos, temps de rencontres sur le théme de "mieux vivre l'écologie intégrale", des "lundi lectio" pour lire et méditer la parole de Dieu, et des "mercredi Pinceaux" pour méditer et dessiner avec pour objectif de "marcher ensemble pour apprendre les un des autres à prendre soin de nos relations au monde, à la terre, aux autres et à Dieu" 

  • VANVES A L’HEURE DU DECONFINEMENT

    RE-OUVERTURE DE L’EGLISE DU PRIEURE SAINTE BATHILE  

    «Nous revoilà !!! après la PENTECOTE, et donc pleines d'espérance pour la partager...Dimanche 7 nous réouvrons l'église, avec l'attention sanitaire requise ! donc places limitées... » a annoncé la mére prieure des Bénédictines, sœur Marie Madeleine Caseau, sur le site internet de la communauté.  «Nous avons pu vivre sereinement ce temps, en priant plus particulièrement pour les catéchumènes, les malades et les soignants. Le souci majeur sera l'économie ... pour tous, et nous en prenons plus largement la mesure étant touchées par tous les côtés. Nous nous lançons donc dans une réflexion sur l'écologie-l'économie verte au monastère ! ... » annonçait elle à l’auteur de ce blog dans un mail

    Les habitués des offices de la journée, notamment des vêpres en fin de journée à 18H, de la messe dominicale à 10H30 retrouveront pourront y participer de nouveau, mais en respectant les mesures sanitaires qui obligent à une réelle attention mutuelle et au respect de ces règles, sans aucune exception, avec une limitation des places disponibles à 66 le dimanche et 32 pour les autres offices, avec à chaque fois 6 places pour les fauteuils d’handicapés.  «Notre chœur est modifié pour que la communauté soit aussi protégée. Cela réduit l’espace disponible et donc le nombre de personnes pouvant participer. Une petite équipe assurera les entrées et sorties et une sœur ou une personne désignée par S M. Madeleine  placera les participants : Le port du masque est obligatoire. Les sœurs le portent en dehors du chœur.Passer ses mains au gel sera demandé à l’entrée du prieuré et de l’église. A la messe du dimanche, pour éviter toute contamination, nous vous demandons d’emporter la feuille de chant trouvée sur la chaise qui vous sera attribuée.  Pour la communion, vous recevrez le Corps du Christ dans la main. De retour à votre place, vous communierez. La sortie se fera dans une même attention sanitaire, S M Madeleine conduira le mouvement, merci d’attendre la fin de l’Eucharistie pour partir».

    LES CONSEILS DU PERE AUVILLE POUR VIVRE CE DECONFINEMENT

    «Nous allons retrouver une forme de liberté partielle car elle ne nous a jamais été totalement accordé d’une part, et que nous la retrouverons par pleinement avec des mesures à respecter de distanciation sociale, de gestes barrières» confiait le pére Auville, curé de Vanves, à quelques paroissiens qui pendant ce confinement, ont échangé avec lui, chaque dimanche, lors d’un Zom Apéro en fin d’aprés midi. «Il faudrait faire attention à ne pas perdre les bonnes attitudes acquises, car nous avons davantage pris soin de nous-même, cela nous a rappelé que la vie est fragile, et nous a donné de prendre davantage soin des autres, en particulier les plus seuls, les isolés, les plus fragiles. Ne perdons pas cette habitude parce que nous avons retrouvé notre liberté.  Il faudrait continuer aussi à donner du temps au temps, car beaucoup de nos journées, auparavant, étaient une course en avant, même une fuite en avant. On ne vivait jamais l’instant présent, tant nous préfererions toujours l’instant suivant. Enfin, il me semble qu’après demain (du 11 Mai), il faudra prendre quelques engagements pour le jour d’aprés ne soit pas comme avant ses 55 jours de confinement». Il a ainsi donné quelques pistes sans hiérachie : «revisiter nos modes de consommation, beaucoup de personnes ayant retrouvé, à cete occasion, le chemin  des petits commerces de proximité, des petits artisans et producteurs locaux. Un autre point de vigilance est notre environnement, en prenant soin de notre planéte. Analyser et distinguer l’indispensable du futil». Le pére Auville devrait en fin d’après-midi, aujourd’hui, célébrer à Saint Remy le baptême de 4 vanvéens qui n’a pas pu se dérouler lors de la veillée Pascale et la 1ére communion de deux autres vanvéens