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LES 10 ANS ZEUGMA AU LYCEE MICHELET DE VANVES : UNE LONGEVITE INCROYABLE !

Un journal lycéen a une durée de vie de 3 ans en moyenne. 10 ans c’est énorme ! Mais c’est le cas au lycée Michelet avec le célèbre ZEUGMA  dont la renommée a explosée et dépassé les limites de Michelet lorsque sa rédactrice en chef a eu l’idée d’organiser une collecte de vêtements et de denrées non périssables au sein du lycée pour les réfugiés à l’automne dernier. Son équipe rédactionnelle est même passée au Petit Journal de Yann Barthés après un article dans Le Monde. Le Blog a ainsi décidé de donner quelques coups de projecteurs sur ce journal lycéen  qui a survécu au fil du temps à un moment où ses rédacteurs bachotent ou ont commencé à passer leurs examens  

Zeugma  n’a pas toujours été ce qu’il est aujourd’hui avec une rédaction aussi importante – 50 rédacteurs -  et n’a pas toujours été aussi actif, les sujets traités n’étaient pas les mêmes, ni la ligne éditoriale. Il a pour  rédactrice en chef actuelle  Florine Hausfater, et un adjoint  Tristan Vartanian,  qui passent le bac cette année, le directeur de la publication étant un jeune mineur, et non un adulte qui dirige et relit,  comme c’est le cas dans d’autres lycées. Il est vraiment indépendant, personne d’autres que les rédacteurs n’ayant un droit de relecture des articles. Il est soutenu par le proviseur Bernard Gary,  qui a tout de suite vu l’importance de l’existence d’un tel journal qui donne l’occasion à de jeunes lycéens de s’exprimer, d’ouvrir leur esprit critique. «Le Zeugma a été crée en 2006  par un groupe d'élèves du lycée Michelet de Vanves suite à de nombreuses tensions avec un autre journal du lycée Le K-Fteur. Il s'agit donc du renouveau du K-Fteur qui ne survivra pas aux querelles, deux lycéens dont Annelle Loison créant leur propre journal, le Zeugma, en se voulant ouvert à toutes les approches politiques. Il connaîtra en 2011 une grande influence de gauche due à l’arrivée d'un nouveau rédacteur en chef appartenant aux jeunesses communistes, jusqu’en 2012, mais arrêtera d’être publiée pendant un an, car c’était devenu un organe de propagande politique. Il a été repris en 2013 par Fiona Gillard qui a effacé toute engagement politique,  redynamisé le journal en obtenant sa maîtrise totale pour devenir un journal pour les lycéens, fait par les lycéens. Elle tenait à ce qu’il ait une véritable identité lycéenne » racontent   Tristan Vartanian et Yahya Derouich.

Il s’est diversifié avec le temps et ses 3 dernières années pour devenir un journal où la liberté d'expression est le mot d'ordre, avec une ligne éditoriale beaucoup plus large. «Nous étions alors une quinzaine de rédacteurs. Fiona Gillard a réussi à augmenter le tirage  - 450 exemplaires. Florine Hausfater lui a succédé et continué dans la lignée de Fiona, en popularisant le Zeugma grâce à une véritable liberté d’expression, une équipe soudée. Il a acquis cette popularité avec les attentats, notamment contre Charlie Hebdo en Janvier 2015, puis le 13 Novembre 2016, car la liberté d’expression a été vraiment  touchée. Dans l’esprit des jeunes, ils ont compris qu’il fallait défendre cette valeur, et notamment chez les lycéens qui ont été très touchés, l’ambiance était tendue. Les lycéens ont réagis en défendant leur presse, sachant que beaucoup de lycéens ne lisent aucun journal, seulement Zeugma, qui est leur seul intermédiaire avec l’actualité et la société actuelle. Il  y a eu une appartenance presque sentimentale à cause de ses événements car Zeugma a réagit avec un  numéro spécial «Charlie Hebdo » pour rendre hommage aux victimes. Ils se sont approprié le journal. D’autres rédacteurs sont venus nous rejoindre, faisant passer le groupe de 15 à 25 rédacteurs. A Suivre….

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