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  • UN EBENISTE DE VANVES A L’ORIGINE DU RELIQUAIRE PRESENTANT LA SAINTE TUNIQUE D’ARGENTUEIL AU PAPE AU STADE DE FRANCE

    Deux artisans ébénistes ont été salués sur les réseaux sociaux par nos élus  pour avoir conçu et réaliser l’écrin dans lequel, la Sainte Tunique d'Argenteuil a été présentée au Souverain Pontife et aux 80 000 jeunes réunis pour la grande veillée du Stade France dans un nouvel écrin spécialement conçu pour l’occasion : Thierry De Mullenheim qui a son atelier/Magasin à Vanves rue Sadi Carnot en face du marché propose la restauration de mobilier du 18ème siècle ainsi que la conception sur-mesure de meubles et d’objets en bois, et Gabriel Hostachy, son collégue parisien  qui a été sollicité début août par l’église pour réaliser le reliquaire de la Sainte Tunique destiné au Stade de France, le reliquaire actuel étant jugé trop fragile pour être transporté d'Argenteuil à Saint-Denis.. « Ils ont mis leur savoir-faire au service de cet écrin monumental de 4 mètres et de plus de 350 kg, conçu pour protéger et magnifier cette relique vieille de 1 200 ans » soulignait Bernard Gauducheau

    Fort d’une expérience de plus de 15 ans, Thierry De Mullenheim a mis son expertise en ébénisterie au service de la fabrication de cette structure monumentale destinée à protéger ce tissu séculaire.  Une relique conservée depuis 1 200 ans dans la Basilique Saint-Denys d’Argenteuil.

    Cette tunique de laine est traditionnellement présentée de façon très rare aux fidèles (lors d'ostensions exceptionnelles)  est le dernier vêtement qu’a porté Jésus avant sa cruxifiction. Un habit que l’on décrit comme « inconsutile », c'est-à-dire sans couture, dont il est question dans le Nouveau Testament. D'après l’évangéliste Jean, les soldats romains ont pris garde de ne pas déchirer. « Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura ». Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats » (Jn 19, 23-24)

    Ces deux ébénistes ont eu conscience de réaliser quelque chose d’exceptionnel. Il a fallu deux mois, pour fabriquer ce reliquaire sur mesure, vitré en chêne et en tilleul, pesant 400 kg, mêlant exigence esthétique et sécurité maximale, le reliquaire actuel étant jugé trop fragile pour être transporté d'Argenteuil à Saint-Denis. Un de ses croquis réalisé par Gabriel Histachy a retenu l'attention du clergé, se souvient l'artisan : «Je connais mon métier, mais ce n'est pas le problème. J'ai essayé de proposer quelque chose qui soit à la hauteur de la Sainte Tunique».

    Mais l'objectif n'était pas de mettre en avant leur savoir-faire, insistent ses ébénistes : «Le but, ce n'est pas de montrer mon travail, mais de voir la Sainte Tunique. On a choisi de faire un reliquaire plus haut. À Argenteuil, il est très resserré sur la tunique ; là, il sera très aéré, et l'objectif, c'est de voir la Sainte Tunique. Si les gens apprécient le reliquaire, tant mieux, mais ce n'est pas le principal ». Ils n’ont pas caché leurs émotions : « Ce n'est pas rien, c'est impressionnant de travailler sur un objet pareil ! Le plus important ce n’est pas notre travail, c’est ce qu’il y aura dedans » soulignaient ils en se réjouissant de contribuer à leur façon au voyage du pape en France.